Une enquête récente auprès des Français indique que leur premier souci est le pouvoir d’achat.
Le coup de l’énergie a rongé une partie de leur revenu, le reste à charge sur les médicaments, la biologie a doublé, les suppléments demandés par les chirurgiens finissent parfois par les « rincer ».
Actuellement, un malade sur cinq ne se soigne pas. C’est délirant quand on pense à cette phrase prononcée en 1945, lors de la mise en route de la sécurité sociale : Vous serez soignés selon vos besoins, vous paierez selon vos moyens.
En matière de soins, en plus des chirurgiens, nos concitoyens se font mordre par certains dentistes. Le coût d’un appareillage peut être facturé 8 à 10 fois, par rapport à ce que paie le dentiste au prothésiste.
Il serait souhaitable que la CPAM veille à réduire ces dérives et assouplir son attitude à l’égard des médecins généralistes qui demandent un ajustement de leurs honoraires au regard de l’inflation.
On peut donc s’émouvoir des 900 euros, et plus, en reste à charge, par les patients soignés par certains dentistes, Ceux-là ont vraiment la dent dure si on les compare aux chirurgiens orthopédistes, par exemple,
qui ont, eux, une responsabilité singulièrement supérieure en matière d’appareillage et de compétence .
Coutances, le 18 avril 2024
Dr C MUSZYNSKI
Président de la Mutuelle des professions de santé de la Manche GPM
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